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    Nous avons réalisé notre interview à la base de Lann-Bihoué, nous avons rencontré un capitaine de vaisseau et un météorologiste.

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    Quelle est l’évolution du nuage de cendres dans les jours après l’éruption du volcan islandais ?

    (Capitaine et Météorologiste) Cela dépend de pleins de choses :

    -         de la force des vents

    -         de la quantité de particules de cendres rejetée

    -         la taille des particules

    Le nuage s’est vite développé sur l’Europe, mais principalement sur le Royaume-Uni, France, Suède et Norvège. Le nuage était cependant assez mobile. Nous recevions chaque jour, toutes les 6 heures, des cartes, en provenance de Londres, de l’évolution du nuage.

     

    Quelles sont les conséquences de cette éruption pour la qualité de l’air ?

    (Capitaine et Météorologiste) Il n’y a pas de risques de pollution car se sont des particules de roches donc aucun gaz, les particules en suspension dans l’air descendent sur Terre avec les pluies.

     

    Y’a-t-il des risques conséquent pour les avions ?

    (Capitaine) Oui, ce nuage contient des particules qui rentrent dans les réacteurs et comme les turbines tournent à plusieurs milliers de tours par minute, ces particules gagnent en énergie et peuvent casser les ailettes des réacteurs. Ces particules restent dans les réacteurs et encrassent le moteur et endommagent les instruments de mesure indispensable.

     

    Peut-on lutter contre ces particules ? En mettant un filtre par exemple ?

    (Capitaine) Non, là est le problème, car si on mettait un filtre on diminuerait considérablement la vitesse et on étoufferait le moteur. Il existe des moteurs à piston qui filtrent les particules, mais il ne sont pas assez puissant.

     

    Comment saviez-vous où vous aviez le droit de voler, et sinon que faire en cas de mission ?

    (Capitaine et Météorologiste) Nous recevons des cartes de Londres avec un code couleur :

    -         Zone rouge, on peut voler

    -         Zone grise, on peut voler mais des petits trajets

    -         Zone noire, interdiction totale de voler

        Nous recevons aussi les possibles mouvements du nuage, basé sur la force des vents et les mouvements précédents. Et si nous ne pouvions pas voler on envoyait à l’avance nos avions : par exemple notre Falcon en Méditerranée pour des sauvetages en mer.      

     

    Est-ce que le nuage de cendres provenant du volcan peut-il provoquer des problèmes encore maintenant ?

    (Capitaine et Météorologiste) Oui, à Londres, ils suivent son évolution en permanence (en fonction des vents).


    Luc et Cédric 3C


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    Nous avons interviewé Monsieur Jacques Jourdain, Président de l’association Atout Cœur. Ses adhérents sont des personnes qui ont rencontré des problèmes cardiaques, victimes d’infarctus du myocarde ou qui ont subi une intervention chirurgicale.

    atout coeur

    Conseils, rencontres, formation à l’utilisation du défibrillateur, aux gestes qui sauvent (massage cardiaque…), campagnes d’information ou de prévention, partenariat avec les professionnels de la santé, organisation de conférences et aussi de randonnées pour l’activité physique et la convivialité, visites des malades dans les hôpitaux… sont les actions de l’association

    1-  A quels types de greffes les adhérents de votre association ont-ils été confrontés ?

    Soit d’une greffe du cœur avec donneur externe, très rare, soit d’une greffe avec prélèvement d’une veine dans la jambe qui va se substituer à l’artère coronaire bouchée afin de procéder à un pontage. Il peut s’agir aussi d’une greffe avec appareillage, par exemple un pacemaker et dans tous les cas d’agrafes pour refermer les côtes qui ont dues être écartées, donc cassées pour accéder au cœur pendant l’intervention.

    Il faut savoir que la transplantation cardiaque est la star des greffes mais qu’elle est très rare. C’est la solution ultime lorsque l’on a essayé les autres techniques chirurgicales et qu’elles n’ont pas été concluantes.

    2- Les jours qui suivent l’intervention chirurgicale sont-ils douloureux ?

    En effet, on ne peut pas tousser, ni rire car nous avons la poitrine sensible après l’opération. Les cicatrices sont visibles et longues même s’il y a des progrès. Au bout de quelques années, on ne distingue quasiment plus les cicatrices.

    3- Y- a- t- il une période particulière lorsque l’on doit subir ce type d’intervention ?

    Non, cependant, il faut attendre les greffons pendant quelques mois s’il s’agit d’un donneur externe. L’attente d’un cœur peut être très longue. De plus, il faut se ménager physiquement car à tout moment on risque l’incident cardiaque. L’attente peut se révéler stressante.

    4- A-t-on un traitement à vie ?

    Oui, il y a un traitement à vie et des contrôles réguliers. Cela dépend de la greffe, c’est très vaste. Un médecin cardiologue procède à des électrocardiogrammes, tests d’effort et prescrit des médicaments et des prises de sang qui vont évaluer le taux de cholestérol par exemple.

    5- Quels peuvent être les complications d’une greffe ?

    Certaines greffes nécessitent une attention assez longue. Il peut y avoir un rejet ou une grave infection, auxquels cas on retourne directement à l’hôpital.

    6- Selon vous y a-t-il des pénuries d’organes ?

    Oui, bien sûr. Le nombre de donneurs est restreint. Autant certains dons sont possibles de la part de personnes vivantes quand il s’agit du rein, le foie, la moelle osseuse ou le poumon autant le donneur de cœur ne peut être que décédé cliniquement.

    Il faut inciter les gens à faire don de leurs organes de leur vivant. C’est l’objectif des campagnes de pub.

    Comme les greffons de cœur sont rares, la chirurgie s’avance aujourd’hui vers un cœur artificiel autonome. Autrefois considéré comme une solution d’attente de greffe ou pour ceux qui ne peuvent bénéficier de la greffe d’un cœur naturel, il sera à l’avenir définitif.

    7- Que faut-il faire pour que le corps se réadapte après une chirurgie cardiaque ?

    Après l’intervention chirurgicale, les patients sont accueillis dans notre secteur au centre de Rééducation Fonctionnelle de Kerpape où ils reçoivent des conseils nutritionnels et font des exercices physiques pour apprendre à se réapproprier leur corps et osent faire certains mouvements.  Par exemple ils font du vélo, des exercices de gymnastique en salle ou en piscine.

    Il est surtout conseillé dans la vie quotidienne de beaucoup marcher, et si possible chaque jour. On peut pratiquer un sport doux comme la natation… Il ne faut pas pratiquer des sports violents (Tennis, rugby, Football…)

    Sur le plan alimentaire, il faut éviter de manger gras et boire modérément de l’alcool pour ne pas boucher les artères. Le tabac est à proscrire.

    Les transplantés ont une espérance de vie de 20/25 ans. Pour un pontage on annonce une nouvelle intervention entre 15/20 ans plus tard.

    8- Combien de temps reste-t-on à l’hôpital ?

    On y reste entre 7 et 10 jours, à moins qu’il y ait une complication. Pour les interventions lourdes, dans les cas de greffes ou de pontages notamment, les patients de Sud-Bretagne sont pris en charge au CHR de Pontchaillou à Rennes où de très grands spécialistes les opèrent.

    Quelques jours après la sortie de l’hôpital, il faut se réadapter à la vie, rester bien actif, dépasser ses craintes. Très rapidement les patients sont accueillis à Kerpape en demi-journées.

    9- Quelles sont les difficultés rencontrées sur les plans psychologique et physique ?

    Avant l’opération, on peut avoir le même sentiment qu’une jeune femme qui va devenir maman, on ne sait pas trop ce qui va se passer.

    Ce qui est dur à admettre, c’est de savoir que nous ne pourrons plus faire tout ce que nous voulons, que nos capacités physiques vont être plus limitées. On est en quelque sorte « diminué », sauf bien sûr pour ceux dont le cœur était tellement fragile qu’ils ne pouvaient pas se permettre des prouesses physiques depuis des années.

    Cependant pour les greffés du cœur, c’est une nouvelle vie qui commence, une nouvelle chance qui est accordée avec la question de savoir comment était la personne dont on possède le cœur et dont on ne connaît pas l’identité. Un sentiment de gratitude en même temps que le sentiment d’être quelqu’un d’autre.

    11-  Quels sont les organes les plus greffés en France ?

    Les greffes les plus fréquentes sont celles du rein, du foie et du poumon.

    12-  Y-a –t-il des limites d’âge pour donner ?

    Non, ce qui compte, c’est l’état de l’organe. On peut également prélever des organes des enfants, à condition que les parents soient d’accord.

     Merci à Monsieur Jacques Jourdain de nous avoir accordé cet entretien.

    Marêva et Violaine 3C


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     Michèle Stoessel et ses collègues, avec le Dr Théophile Sawadogo et une patiente en dialyse.

    Photo : ouest-France 2 mars 2009 « l’hémodialyse, une technique mal connue »

    INTERVIEW du Dr Sawadogo      Le 03/06/10 à Bodelio

    Pourquoi avez-vous choisi ce métier ?

    J’ai choisi le métier de néphrologue car cette spécialité multidisciplinaire regroupe différents secteurs tels que la biochimie, l’immunologie et la physiologie.

    Quel cursus scolaire avez-vous suivi pour devenir chirurgien ?

    J’ai d’abord passé mon BAC. J’ai ensuite passé 6 ans dans la FAC de médecine de Rennes avant de passer un concours qui m’a permis d’accéder à ce métier.

    Pour faire une greffe, faut-il qu’il y ait compatibilité entre le donneur et le receveur ?

    Non, pas obligatoirement mais il faut tout de même que le donneur et le receveur ait le même groupe sanguin. Pour éviter qu’il y ait un rejet et que le receveur produise des anticorps, la personne doit donc prendre pendant les deux semaines qui précèdent la greffe, des médicaments antirejet, mais aussi après l'opération, ils sont pris théoriquement à vie.

    Quel est le plus gros problème auquel vous ayez été confronté ?

    La plus grande difficulté pour réaliser une greffe est de trouver le donneur.

    Quel sont les risques d’une opération ?

    Après l’opération les patients ont moins de moyens de défense et donc ils sont plus exposés aux maladies infectieuses mais le plus gros risque reste l’échec de la greffe. Dans ce cas la il faut retourner à la case départ.

    Etes-vous assuré en cas de risque ?

    Oui je suis couvert par l’assurance de l’hôpital.

    Combien de temps dure une opération ?

    Une opération dure en moyenne 3 heures mais il faut rajouter à ces 3 heures le temps de préparation (instruments, tenue d’opération,…).

    Combien coûte une opération ?

    L’opération n’a pas de prix mais c’est le coût de l’hospitalisation qui est pris en compte.

    Emmanuel et Quentin 3A


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    Qu'est-ce que l'association France Adot ? Cliquer sur l'image pour le savoir.

    Mr Carlo accepte de venir témoigner afin de nous sensibiliser sur les dons d'organes. 

    Nous aurons donc le plaisir de le recevoir mardi 15 juin de 13h30 à 14h30.

    Depuis quand êtes vous dans l’association France Adot ?

    - Je suis dans cette association depuis 2004 donc depuis environ 6ans

    Que faites vous pour cette association ? en quoi consiste t-elle ?

    -          Je renseigne et j’informe les gens sur les dons d’organes en intervenant dans des collèges,  lycées et dans les études superieures.

    -          Cette association consiste en la promotion du don d’organes bénévolement.

    Quelles ont été les raisons qui vous ont poussé a donner votre moelle osseuse ?

    -          Tout d’abord j’etais donneur de sang,  ensuite on m’a proposé de m’inscrire sur les listes pour les dons de moelle osseuse, c’etait l’occasion unique de sauver quelqu'un.

    Comment s’est déroulée votre opération ?

    -          Mon opération s’est bien passée, elle a duré envion 1h , à Brest.

    Connaissez-vous le receveur ? Garder vous des liens d’amitié avec lui ?

    -          Non, nous connaisons pas notre receveur, c’est anonyme car le receveur aurait une dette envers moi .

    Dans quelle etat étiez vous avant votre don ?

    -          J’étais stressé, j’avais peur d’etre malade car si je l’etais je mettais la vie de quelqu'un en danger .

    Aviez vous un traitement apres votre opération ?

    -          Aucun traitement .

    Pourquoi votre greffe etait elle nécéssaire ?

    -          Cette greffe etait nécéssaire car j’avais une créatine très élévée et une tension très haute .

    Avez-vous contacté France adot pour des informations sur votre greffe ?

    -          Non , je suis rentré dans l’association pour faire partager mon experience après l’opération que je venais de subir.

    Gardez vous des séquelles de votre greffe ?

    -          non aucune tout s’est très bien passé.

    Dans quelle état etiez vous avant votre opération ?

    -          Très fatigué à cause de la dialyse que j’ai subit pendant 4 ans pour épurer mon rein

    Aviez-vous un traitement après votre opération ?

    -          Oui un traitement à vie, de la cortisone et un anti-rejet.

    Benjamin et Nicolas 3B


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