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    Deux ans après la création d'une grenouille transparente, des chercheurs japonais ont développé un "poisson rouge" translucide dont les organes sont visibles de l'extérieur, ce qui permet d'éviter la pratique controversée de la dissection.

    "Vous pouvez voir son coeur qui bat et ses autres organes, ses écailles et sa peau n'ayant pas de pigment"
    , a expliqué Yutaka Tamaru, professeur de biologie à l'Université de Mie (centre-ouest).
    Pour parvenir à ce résultat, son équipe a opéré une série de croisements entre poissons rouges mutants à la peau claire et il est désormais possible d'étudier les organes de cet animal sans avoir à le disséquer.

    La grenouille transparente commercialisée
    Une autre équipe japonaise ayant mis au point une grenouille transparente dès 2007, déjà dans le but d'éviter la vivisection, vient par ailleurs d'annoncer la commercialisation du batracien.

    "Nous avançons dans le processus de production de masse. Nous devrions pouvoir dès l'an prochain mettre sur le marché" ces animaux, a déclaré Masayuki Sumida, professeur à l'Institut de biologie des amphibiens de l'Université de Hiroshima (ouest).

    Têtards et grenouilles transparentes pourront être achetés par des laboratoires, des écoles mais aussi des particuliers comme animaux de compagnie, aux alentours de 10.000 yens (75 euros). M. Sumida envisage aussi de vendre ses grenouilles à l'étranger.

    Source : ouest-france mardi 29 septembre 2009

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    L'éléphante Gangdhi s'offre une petite sortie matinale pour récupérer quelques friandises jetées dans son enclos. Pas question pour autant de laisser celle qui a glissé sur le plan d'eau gelé. Ni de s'aventurer sur la glace autrement que du bout des ongles. La neige va venir un peu plus tard : les éléphants vont aussitôt demander à rentrer. 
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    Pas facile de s'adapter au froid quand on est un animal originaire d'Afrique. Pour aider leurs protégésà passer l'hiver, les soigneurs du zoo de Pont-Scorff sont aux petits soins.


    Rhinocéros sous UV

    Contrairement aux apparences, le rhinocéros est un des animaux qui craint le plus le froid. Sa peau se couvre de gerçures et il a tendance à s'enrhumer dès que la température au sol passe sous les douze degrés. Et allez moucher ou donner une bonne dose de sirop à un gros bébé de plus d'une tonne...

    Pour leur éviter ces tracas hivernaux, les soigneurs leur proposent deux séances quotidiennes d'UV, pas pour bronzer mais pour synthétiser la vitamine D et régénérer les cellules de leur peau, fine comme du papier.

    Pas de cache-oreillespour les éléphants

    L'éléphant aussi craint le froid. La nature l'a doté de grandes oreilles... mais pour l'aider à combattre la chaleur. Elles sont très irriguées en vaisseaux sanguins et il les bat pour refroidir sa température l'été. Mais l'hiver, le système n'est pas réversible et il craint les courants d'air froid.

    Pour lui éviter le ridicule de cache-oreilles géants, comme pour les rhinocéros et les girafes, autres grands frileux, des radiateurs géants ont été installés dans leurs étables. De l'eau chaude y circule, chauffée par une énorme chaudière au gaz qui aura bientôt le renfort de panneaux solaires.

    Perchoirs chauffants

    Les avocettes et les chevaliers gambette, ces oiseaux que l'on peut voir au printemps et l'été sur nos côtes n'aiment pas non plus le froid. L'hiver, ils préfèrent partir en vacances sur la côte méditerranéenne, en Espagne ou en Afrique.

    Les oiseaux du zoo de Pont-Scorff ne peuvent pas se payer ce luxe mais leurs soigneurs leur ont installé une maison avec lampes chauffantes, UV et paille pour se dorer la pilule à domicile. Les perroquets, fragiles des pattes, ont droit à des perchoirs chauffants, un petit fil leur réchauffe les orteils.

    Repas copieux pour tous

    Les soigneurs enrichissent la nouriture de leurs protégés, en graminées par exemple pour les herbivores. Les fauves ne voient pas leur menu changer mais la fréquence des repas augmente. Le lion ne mange normalement que tous les trois à quatre jours, l'hiver, il est nourri tous les deux jours. Le but est de compenser la perte d'énergie à se réchauffer.

    Panthères et chouettes des neiges heureuses

    À Pont-Scorff, certains animaux se moquent de voir le mercure baisser. L'harfang des neiges, la chouette d'Harry Potter et la panthère des neiges rêvent justement de voir de la neige. Les phoques et les otaries ont préparé l'hiver cet été en se formant une bonne couche de graisse sous leur épaisse peau. Et l'hiver breton, à côté de celui de Patagonie d'où certains sont originaires, ça les fait bien rire...

    Baie vitrée pour observerles visiteurs

    Mais si les animaux sont rentrés, comment les voir ? Le zoo a tout prévu en installant de grandes baies vitrées dans leurs chalets d'hiver. Tranquillement installés au chaud, tous les jours de 9 h 30 à 16 h, ils regardent les touristes grelotter dehors...

    Olivier CLÉRO.Ouest-France

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  • 5 bébés Lycaons ont vu le jour le 18 octobre dernier au zoo de Pont Scorff, "un phénomène exceptionnel à l'échell e européenne", selon le directeur adjoint du zoo Xavier Vaillant. En effet, sur les 70 zoos européens qui participent au programme de reproduction du lycaon, seulement 15 ont obtenu des résultats positifs.
    Ce petit mammifère carnivore originaire d'Afrique du Sud, sorte de chien sauvage, ne se reproduit que très rarement en captivité, d'autant plus que cette période de reproduction se situe habituellement plus au printemps. Il est donc très rare que cela se produise en hiver. Le fait qu'il y en ait eu 5 est un très bon indicateur du bien être des lycaons.

    source : ouest france 7 décembre 2009


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  • Le professeur Yan Cherel (à droite) a mis au point, avec Karl Rouger, une thérapie qui semble efficace chez le golden retriever.
    Photo : DR
    Modeste, Yan Cherel s'interdit tout enthousiasme excessif. Pourtant, ce chercheur nantais de l'Inra (Institut de recherche agronomique) vient de marquer un point décisif dans la bataille contre la dystrophie musculaire de Duchenne. Héréditaire, c'est la plus répandue des myopathies de l'enfant (maladie dégénérative du muscle).

    Depuis le début de l'année, le traitement, que son équipe applique à cinq chiens golden retriever, à l'École vétérinaire de Nantes, a donné des résultats spectaculaires. Il ouvre la porte à un nouveau champ thérapeutique pour l'homme. Des recherches financées grâce au Téléthon.

     

    Le golden retriever peut, lui aussi, être atteint de la dystrophie musculaire de Duchenne. Exclusivement masculine, cette grave maladie génétique touche environ trois garçons sur 10 000, en France. Elle provoque un déficit dans l'expression de la dystrophine. Sans cette protéine, les fibres musculaires se dégradent, coeur compris. De graves pertes de mobilité interviennent dès 12 ans. La mort survient généralement avant 20 ans.

     

    La méthode consiste à prélever des cellules souches sur le muscle d'un chien sain, pour obtenir de la dystrophine. La protéine est ensuite réinjectée dans l'ensemble du tissu musculaire du chien malade, par voie artérielle. L'apport de dystrophine, même partiel, inverse le processus de dégradation.

     

    « Une réparation totale n'est pas nécessaire, on obtient un résultat satisfaisant en intervenant sur 25 % du tissu musculaire. » En fait, le malade reste affecté par une forme très atténuée de la maladie. Les résultats ont été rapides. Depuis plusieurs mois, les chiens traités gambadent.

    « Injecter des cellules revient à faire une greffe. Nous devons vérifier les questions immunitaires, la persistance du traitement et son innocuité pour les autres organes. Nous n'avons qu'une année de recul. » Avant de passer à la phase clinique, sur les humains, « il faudra encore quatre à cinq années de travail »

    source : ouest france 4 décembre 2009


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