• Ce n'est pas un Homo sapiens et pourtant il vivait il y a un peu plus de 10.000 ans seulement en Asie. Qui est cet homme primitif dont les fossiles ont été retrouvés en Chine?

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    Crâne d'un individu de la grotte aux cerfs. (UNSW)


    Pour l’instant, les chercheurs australiens et chinois qui présentent ces fossiles dans la revue PLoS ONE se gardent bien de le classer sous un nom d’espèce.

     

    Les crânes et les dents découvertes sont similaires: ils associent des traits archaïques et modernes et portent des caractéristiques encore jamais rencontrées, rapportent les chercheurs. Ils les surnomment les «Hommes de la grotte aux cerfs» car des restes d’une espèce disparue de cervidés a été retrouvés dans la grotte de Maludong . Cervidés qu’ils chassaient pour se nourrir.


    Ces hommes primitifs ont probablement partagé leur territoire avec des hommes modernes, des Homo sapiens qui, il y a plus de 10.000 ans, se lançaient dans les prémices de l’agriculture, analysent les chercheurs. Les mangeurs de cervidés pourraient appartenir à une lignée très ancienne et encore inconnue, et ayant conservé ses caractères archaïques très tardivement, un peu comme Neandertal en Europe.


    Beaucoup de questions restent en suspens ...  Certaines réponses seront peut-être apportées par de futures analyses ADN si les chercheurs parviennent à extraire la précieuse molécule des os fossilisés de ces mystérieux individus.

     

    C.D.
    Sciences et Avenir.fr
    15/03/12


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    L'odeur alerte les parents du rollier d'Europe de la présence d'un perturbateur.
    (LANCELOT / PHOTONONSTOP)
    Ces oisillons régurgitent en fait un surprenant répulsif dès qu'ils sont dérangés dans leur nid par une menace animale. Couverts de ce vomi orangé, les oisillons deviennent nettement moins appétissants pour leur prédateur. Encore mieux, l'odeur alerte leurs parents de la présence d'un perturbateur, et ils adoptent immédiatement un comportement prudent.

    Les rolliers ne sont pas les seuls oiseaux à adopter un comportement étrange pour se défendre. De leur côté, deux espèces de canard, l'eider à duvet (Somateria mollissima) et le canard pilet (Anas acuta), sont capables d'asperger leurs œufs d'excréments pour dissuader certains mammifères de s'en repaître.

    FTVi avec AFP

     

    Source : http://www.francetv.fr/info


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    Représentation d'un multituberculé. Jude Swales


    Un groupe de mammifères, de petits rongeurs appelées multituberculés, a prospéré au cours des 20 derniers millions d'années de règne des dinosaures et a survécu à leur extinction, il y a 65 millions d'années.

     

    Jusqu’ici les paléontologues estimaient que les mammifères n’étaient devenus prospères que suite à cette extinction qui aurait constitué une sorte de déclencheur de la diversification.

    Mais une nouvelle étude, publiée par la revue Nature, montre que les multituberculés ont bien évolué avant, notamment au niveau de la dentition qui s’est complexifiée et adaptée pour leur permettre de se nourrir d’angiospermes, les plantes à fleurs qui prospéraient elles aussi à cette période.

    « Ces mammifères ont pu rayonner en termes de nombre d'espèces, de taille du corps et de formes de leurs dents. Ils se sont adaptés à la nourriture qu’ils avaient à disposition » explique Gregory P. Wilson de l’université de Washington et principal auteur de l’article.

    Il y a 170 millions d'années, les multituberculés étaient de la taille d'une souris.  Les plantes à fleurs sont apparues il y a environ 140 millions d'années et par la suite la taille du corps des multituberculés a augmenté, pour atteindre celle d'un castor.

    Après l'extinction des dinosaures, les multituberculés ont continué à prospérer ce qui laisse supposer que les angiospermes (au moins certains) n’ont pas était spécialement affectés par l’évènement qui a causé la disparition des dinosaures puisque ces rongeurs qui les mangeaient n’ont pas disparu. Par la suite, l’ouverture de nouvelles niches écologiques a permis aux mammifères d’évoluer vers la plupart des formes actuelles (primates, ongulés, rongeurs) qui ont rapidement acquis un avantage concurrentiel. Cela a finalement conduit à l'extinction des multituberculés, il y a environ 34 millions d'années.

    Sciences et Avenir.fr
    15/03/2012


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  • 25 grammes et 14.500 km au compteur

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    Un traquet motteux photographié dans la réserve naturelle de Chastreix-Sancy, en France.

    (LECQUYER JEROME/BNT/SIPA)


    Un nouveau record de migration a été enregistré pour un passereau des régions arctiques, qui voyage chaque année du Nouveau Monde jusqu'au Vieux continent.

     
     
     

    Les traquets d’Alaska passent au-dessus du détroit de Béring, traversent l’Eurasie, le désert d’Arabie, jusqu’à l’Afrique de l’Est (Kenya, Soudan..). Ils parcourent donc 14.500 km dans un sens comme dans l’autre. Le voyage aller à l’automne est plus long avec 160 km par jour en moyenne contre 250 km par jour au retour, au printemps.

    Les traquets canadiens doivent eux traverser l’océan Atlantique ! Soit 3.400 km jusqu’aux îles britanniques puis encore 4.000 km pour atteindre l’Afrique de l’Ouest. L’aller se fait en 26 jours seulement, le retour est plus long, 55 jours, précisent les chercheurs dans la revue Biology Letters.

    «Proportionnellement à la taille, c’est l’une des plus longues migrations aller-retour connues pour les oiseaux», écrivent-ils. Comment un oiseau de cette taille peut-il supporter un tel effort deux fois par an ? s’interrogent les chercheurs.

     

    Sciences & Avenir.fr
    16/02/12


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