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    Concentration d'ozone au sein de la stratosphère.
    Les faibles concentrations au-dessus de l'Arctique témoignent du trou dans la couche d'ozone.
    © Manney et al. 2011 - Nature (source  photo : ici)

    C'est du jamais vu!

    Le trou de la couche d'ozone observé au printemps au dessus de l'arctique (pôle nord) a atteint celui de l'Antarctique (pôle sud). Soit 5 fois la taille de l' Allemagne! C'est ce que révèle une nouvelle étude.

    Ce phénomène est naturel.

    Il se produit à la fin de l'hiver polaire, quand les rayons du soleil entrent en contact avec les nuages très froids aux pôles. Il se forme alors du chlore. Ce gaz détruit l'ozone. Or, comme il fait très froid cet hiver en Articque, le trou est immense. Mais si le trou a atteint une telle taille, c'est aussi à cause des rejets de certains gaz, appelés CFC, dans les années 1970-1980. On les trouvait dans les bombes aérosols, réfrigérateurs...A l'époque, on pensait qu'ils n'avaient pas vraiment d'effet sur l'atmosphère. On s'est ensuite rendu compte qu'ils décomposaient l'ozone en agissant "à retardement": ils mettent des dizaines d'années à atteindre les hautes couhes de l'atmpsphère. Même si l'utilisation de ces gaz a été peu à peu interdite, ils agissent toujours. Et on ne peut rien faire pour "récupérer" les gaz déjà émis...Selon les savants, leurs dégâts dureront encore longtemps.

    Source : dimoitou, ouest-france 16/10/11


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    Evenement à ne pas rater :

      il sera d'une telle intensité, que cela ne se reproduira pas avant 40 ans !

    Pour vous donner une idée : 10 étoiles filantes par minute, soit 600 par heure !

    Cette pluie d'étoiles filante s'appelle les Draconides, et elles ont lieu en octobre.

    Les étoiles filantes sont des poussières et des cailloux

    qui se consument en pénétrant dans notre atmosphère.

    Les pluies d’étoiles filantes correspondent aux trainées de poussière laissées par les comètes.

    Le meilleur moment pour voir ces étoiles filantes sera entre 21h et 23h,

    le maximum attendu étant prévu vers 22h.

    Il n'y a plus qu'à espérer que les nuages ne gachent pas le spectacle gratuit !

     

    Pour en savoir plus : cliquer ici


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    Le spectaculaire groupe de taches AR 1302 photographié le 26 septembre. © Marc VillaLe spectaculaire groupe de taches AR 1302 photographié le 26 septembre.
    © Marc Villa

    C'est la grosse surprise de ce début de semaine. Un magnifique groupe de taches est apparu sur le Soleil et son observation est possible sans instrument en prenant certaines précautions.


    Après le superbe alignement de taches solaires du 3 août dernier, les astronomes s'attendaient à de nouvelles manifestations de notre étoile encore plus spectaculaires, alors que son cycle se dirige vers un maximum d'activité sans doute pour l'année prochaine. Depuis le 21 septembre les observateurs solaires sont comblés. Le groupe de taches numéroté AR 1302 fait en effet le spectacle, avec une taille permettant de l'observer à l'œil nu.

    Attention, une telle observation n'est possible sans protection qu'au lever ou au coucher du soleil, quand sa luminosité est très fortement absorbée par l'atmosphère terrestre. En dehors de ces brefs instants, il faut utiliser des lunettes spécialement conçues pour l'étude des éclipses de Soleil. Vous avez également la possibilité de suivre l'évolution de l'activité solaire sur le site Internet du satellite Soho (Solar and Helioscopic Observatory).

    L'astrophotographe Marc Villa a réalisé l'image présentée ici le 26 septembre en début de matinée avec un appareil photo numérique installé derrière un télescope de 200 millimètres de diamètre protégé par un filtre spécial. Le groupe AR 1302 a déjà produit plusieurs éruptions de matière coronale (une le 22 septembre et deux autres 48 heures plus tard) à l'origine de belles aurores boréales. De nouvelles éruptions ne sont pas à exclure pour les prochains jours, alors que la rotation du soleil amènera le groupe de taches juste en face de la Terre.

     

    Source : futurasciences


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  • Plus de 2 ans après le séisme de L’Aquila en Italie, des scientifiques se retrouvent sur le banc des accusés, pour «homicide involontaire». On leur reproche de ne pas avoir correctement estimé les risques.

    Downtown pictured following a earthquake in L'Aquila, central Italy, Monday, April 6, 2009. (MARCO VACCA/SINTESI/SIPA) Downtown pictured following a earthquake in L'Aquila, central Italy, Monday, April 6, 2009.
    (MARCO VACCA/SINTESI/SIPA)

    Le 6 avril 2009, à 3h32 du matin, un séisme de magnitude 6 secoue L’Aquila, en Italie. Les dégâts sont considérables dans le centre de cette ville médiévale des Abruzzes : 20.000 bâtiments s’effondrent. Le séisme fait 309 morts, plus de 1.500 blessés et laisse 65.000 personnes sans toit. Aujourd’hui, des chercheurs, des responsables de la protection civile et un représentant du gouvernement doivent répondre devant la justice « d’homicide involontaire ».


    L’Aquila est située dans la chaîne de l’Apennin, zone sismique bien connue qui fait les frais, comme d’autres régions méditerranéenne, du rapprochement de la plaque Afrique et de la plaque européenne. Cependant, si on peut définir un aléa sismique, il n’existe pas de méthode fiable pour prédire quand va se produire un tremblement de terre, ont rappelé les sismologues.

     

    Cette réunion est au cœur du procès qui s’ouvre aujourd’hui en Italie. D’après la commission présidée par le sismologue américain Thomas Jordan (Université de Californie) qui a examiné le cas de L’Aquila, rien ne permettait aux experts de conclure à la survenue imminente d’un tremblement de terre. Reste ce qui a été dit à la presse et donc au public par Barberi et De Bernardinis. Celui-ci a expliqué aux journalistes que, selon les scientifiques, l’essaim sismique contribuait à libérer l’énergie accumulée sur la faille et diminuait donc le risque d’une secousse importante. Les sismologues se défendent d’avoir délivré un message rassurant pendant cette réunion. Dans une telle région, le risque ne peut jamais être écarté.

     

    Dans sa volonté de répliquer aux alarmes lancées par Giuliani, la commission aurait-elle oublié la fragilité des bâtiments de L’Aquila, négligeant de rappeler les précautions d’usage (ne pas rester dans les maisons en cas de secousse, etc..) ? C’est notamment ce que lui reproche les parties civiles.

    Quelle qu’en soit l’issue, ce procès met en lumière la position délicate des scientifiques et des experts consultés sur des situations de crise –tempêtes, ouragans, séismes, éruptions volcaniques… L’affaire de L’Aquila pourrait les inciter à revoir leur façon de participer à des cellules de crise et de s’exprimer auprès du grand public, dans la crainte de poursuites pénales.


    Cécile Dumas
    Sciences et Avenir.fr
    20/09/11


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