• La fonte des glaces polaires en est l'un des symptômes. Si l'on veut limiter le réchauffement de la planète à deux degrés, il faut inverser la tendance sur les émissions de gaz à effet de serre avant 2020, explique le climatologue Jean Jouzel, dans un entretien qu'il nous a accordé. C'est le défi de la conférence sur le climat qui s'ouvrira le 7 décembre à Copenhague.









    Si on veut le limiter à 2 °C, il faut inverser la tendance avant 2020, explique le climatologue Jean Jouzel, avec qui nous poursuivons notre présentation des enjeux du sommet sur le climat.

    Quel est, pour vous, l'enjeu du Sommet de Copenhague ?

    Savoir si l'on est capable, d'ici à 2020, de mettre en oeuvre des politiques qui commencent à faire descendre les émissions de gaz à effet de serre, alors qu'elles n'ont jamais autant augmenté que depuis dix ans.

    Pourquoi 2020 ?


    Les responsables politiques ont signé la Convention climat en 1992. L'objectif principal est de tout faire pour que l'effet de serre (voir ci-contre) se stabilise. Depuis, il y a un consensus pour limiter le réchauffement à 2 °C par rapport au climat préindustriel (il y a 200 ans). Pour atteindre cet objectif, il faut diviser les émissions mondiales de gaz à effet de serre par trois, d'ici à 2050 (par rapport aux émissions de 1990). Si on n'a pas commencé à redescendre en 2020, on n'y arrivera pas. La prochaine décennie va donc être essentielle.

    Que représente un réchauffement moyen de 2 °C ?

    Ce sera plutôt 3 °C sur les continents, qui se réchauffent plus vite que les océans. 2 °, ça correspond à un déplacement du climat d'environ 300 km du Sud vers le Nord. Jusqu'à 2 °C, le réchauffement ne met pas en cause la production alimentaire mondiale. Au-delà, la productivité diminuera dans les régions tropicales et équatoriales. Elle risque de diminuer partout, si le réchauffement dépasse 3 °C.

    Quelle conséquence sur le niveau des océans ?

    Le Giec prévoit entre 20 et 60 cm à la fin du siècle. Si on est à 2 °, on a des chances de rester dans la fourchette basse. Peut-être 30-40 cm. Mais les chiffres du Giec ne tiennent pas compte de l'accélération récente de la fonte des glaciers du Groenland. Certains tablent sur une élévation de 1 m à la fin du siècle. Si le Groenland fondait complètement, cela équivaudrait à 7 m d'élévation. Moi, j'espère que les chiffres du Giec restent valables.

    Vous n'êtes pas inquiet ?

    Ma crainte principale, c'est la dilatation. Même si on a stabilisé le climat, elle va se poursuivre jusqu'à ce que la température des océans soit en équilibre avec l'atmosphère. Ça prendra trois ou quatre siècles et ça fera certainement entre 1 et 2 m.

    Certains affirment que le réchauffement est stoppé.

    Les températures ont tendance à se stabiliser, 2008 a été plus froide que 2007. Mais ça ne remet pas en cause le réchauffement des dernières décennies. La notre est la plus chaude depuis 150 ans.

    Le Soleil ne pourrait-il pas être le responsable ?

    Si l'activité solaire était la cause du réchauffement actuel, les basses couches comme les hautes couches de l'atmosphère devraient être affectées. Si c'est l'effet de serre, les basses couches se réchauffent et les hautes couches se refroidissent. C'est ce qu'on observe.

    Aucun doute sur la responsabilité humaine ?


    Si on s'en tient aux variations naturelles, on n'arrive pas à expliquer le réchauffement récent. On a la certitude que le réchauffement est inéluctable et neuf chances sur dix pour que l'augmentation récente de la température soit liée aux activités humaines.

    Reste-t-il des incertitudes ?

    Oui, sur l'ampleur du réchauffement - entre 2 et 6 °C à la fin du siècle -, sur les caractéristiques régionales... Le prochain rapport du Giec (2013) prendra plus en compte le rôle des océans et la fonte des glaces polaires.

    source : ouest france 21 novembre 2009

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  • Ils ont fabriqué de la peau à partir de cellules souches embryonnaires. Une première mondiale, réalisée en France à l'I-Stem.

    Trois questions à... Marc Peschanski. Directeur scientifique à l'I-Stem d'Évry. Un institut en partie financépar le Téléthon.

    Comment avez-vous mis au point cette peau ?


    Nous sommes partis de cellules souches prélevées sur des embryons dits surnuméraires, lors des fécondations in vitro. Pour ce faire, nous avons obtenu une dérogation car la loi de bioéthique de 2004 interdit, par principe, les recherches sur l'embryon. Ces cellules sont capables de tout fabriquer, il fallait trouver le moyen d'obtenir de la peau. Nous les avons mises au contact de protéines qui ont permis ce processus.

    D'autres tentatives avaient échoué. Pourquoi celle-ci a-t-elle donné des résultats ?

    Je crois que notre succès vient du fait que nous avons respecté le temps de la nature, la chronobiologie. Nous avons attendu trois mois et laissé passer trois cycles complets de fabrication de la peau - elle se régénère une fois par mois.

    Pour la fabriquer, nous avons posé les cellules sur un support en partie immergé dans un liquide. Ce qui nous a permis de créer un épiderme complet, y compris la couche cornée, la partie supérieure de la peau humaine. Pour valider notre expérience, nous avons ensuite greffé cette peau sur des souris.

    À quand un essai sur l'homme ?

    Nous nous donnons deux ans pour sécuriser nos recherches avant de nous lancer. On peut imaginer, à court terme, la création de véritables banques de la peau. Nous aurions ainsi des réserves qui nous permettraient de soigner les grands brûlés qui nécessitent une greffe urgente. Mais tout cela demande des fonds et l'on sait très bien qu'il n'y aura pas d'investissements tant que la loi de bioéthique n'autorisera pas clairement l'utilisation de cellules souches embryonnaires.


    source : ouest france 21 novembre 2009

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  • Cliquer sur l'image ci-dessus pour participer au grand jeu concours.

    Vous pouvez laisser votre avis ici sur le petit livret qui a été distribué à l'école.
    Un livre plus complet sera disponible au CDI si vous souhaitez le consulter.
    Merci aussi de laisser un commentaire ici si vous partciper au grand jeu concours.

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  • La tortue a été découverte ce matin sur la grève, à Saint-Broladre, près de Cancale (Ille-et-Vilaine).

    Ce matin, vers 9 h, à marée haute, un cavalier a découvert une tortue luth sur la grève, à Saint-Broladre, en baie du Mont Saint-Michel. L’animal mesure 1,50 m et pèse près de 400 kg. La tortue luth est considérée comme la plus grande et la plus grosse des tortues marines. Plus familière des côtes africaines, elle a fait un long voyage jusqu’aux eaux froides de la Manche. La tortue est vivante mais elle est épuisée et présente des blessures sur sa carapace. Des spécialistes en faune marine du Grand aquarium de Saint-Malo sont sur place, ils pourraient la prendre en charge pour la soigner.

    source :Ouest -france 17 novembre2009

     

    Pour les 6èmes qui travaillent en ce moment sur les adaptions des animaux en hiver, vous pouvez aller visiter ce site.

    Que fait la Tortue luth en hiver ? Répondre dans un commentaire.

     

       La Tortue luth est décédée mercredi soir.  

    La tortue luth retrouvée blessée, mardi, sur une plage de la baie du Mont Saint-Michel, a été retrouvée morte hier matin au large de Roz-sur-Couesnon. Elle avait été remise en liberté, sa captivité étant totalement impossible. Deux sacs plastiques ont été retrouvés dans son estomac, après autopsie. Elle les aurait confondus avec des méduses, dont elle est friande. La tortue luth est présnte de l'Océan Indien jusqu'aux eaux froides du Groenland. C'est une espèce en voie de disparition.

    source :Ouest -france 19 novembre2009



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