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    Le spectaculaire groupe de taches AR 1302 photographié le 26 septembre. © Marc VillaLe spectaculaire groupe de taches AR 1302 photographié le 26 septembre.
    © Marc Villa

    C'est la grosse surprise de ce début de semaine. Un magnifique groupe de taches est apparu sur le Soleil et son observation est possible sans instrument en prenant certaines précautions.


    Après le superbe alignement de taches solaires du 3 août dernier, les astronomes s'attendaient à de nouvelles manifestations de notre étoile encore plus spectaculaires, alors que son cycle se dirige vers un maximum d'activité sans doute pour l'année prochaine. Depuis le 21 septembre les observateurs solaires sont comblés. Le groupe de taches numéroté AR 1302 fait en effet le spectacle, avec une taille permettant de l'observer à l'œil nu.

    Attention, une telle observation n'est possible sans protection qu'au lever ou au coucher du soleil, quand sa luminosité est très fortement absorbée par l'atmosphère terrestre. En dehors de ces brefs instants, il faut utiliser des lunettes spécialement conçues pour l'étude des éclipses de Soleil. Vous avez également la possibilité de suivre l'évolution de l'activité solaire sur le site Internet du satellite Soho (Solar and Helioscopic Observatory).

    L'astrophotographe Marc Villa a réalisé l'image présentée ici le 26 septembre en début de matinée avec un appareil photo numérique installé derrière un télescope de 200 millimètres de diamètre protégé par un filtre spécial. Le groupe AR 1302 a déjà produit plusieurs éruptions de matière coronale (une le 22 septembre et deux autres 48 heures plus tard) à l'origine de belles aurores boréales. De nouvelles éruptions ne sont pas à exclure pour les prochains jours, alors que la rotation du soleil amènera le groupe de taches juste en face de la Terre.

     

    Source : futurasciences


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  • Plus de 2 ans après le séisme de L’Aquila en Italie, des scientifiques se retrouvent sur le banc des accusés, pour «homicide involontaire». On leur reproche de ne pas avoir correctement estimé les risques.

    Downtown pictured following a earthquake in L'Aquila, central Italy, Monday, April 6, 2009. (MARCO VACCA/SINTESI/SIPA) Downtown pictured following a earthquake in L'Aquila, central Italy, Monday, April 6, 2009.
    (MARCO VACCA/SINTESI/SIPA)

    Le 6 avril 2009, à 3h32 du matin, un séisme de magnitude 6 secoue L’Aquila, en Italie. Les dégâts sont considérables dans le centre de cette ville médiévale des Abruzzes : 20.000 bâtiments s’effondrent. Le séisme fait 309 morts, plus de 1.500 blessés et laisse 65.000 personnes sans toit. Aujourd’hui, des chercheurs, des responsables de la protection civile et un représentant du gouvernement doivent répondre devant la justice « d’homicide involontaire ».


    L’Aquila est située dans la chaîne de l’Apennin, zone sismique bien connue qui fait les frais, comme d’autres régions méditerranéenne, du rapprochement de la plaque Afrique et de la plaque européenne. Cependant, si on peut définir un aléa sismique, il n’existe pas de méthode fiable pour prédire quand va se produire un tremblement de terre, ont rappelé les sismologues.

     

    Cette réunion est au cœur du procès qui s’ouvre aujourd’hui en Italie. D’après la commission présidée par le sismologue américain Thomas Jordan (Université de Californie) qui a examiné le cas de L’Aquila, rien ne permettait aux experts de conclure à la survenue imminente d’un tremblement de terre. Reste ce qui a été dit à la presse et donc au public par Barberi et De Bernardinis. Celui-ci a expliqué aux journalistes que, selon les scientifiques, l’essaim sismique contribuait à libérer l’énergie accumulée sur la faille et diminuait donc le risque d’une secousse importante. Les sismologues se défendent d’avoir délivré un message rassurant pendant cette réunion. Dans une telle région, le risque ne peut jamais être écarté.

     

    Dans sa volonté de répliquer aux alarmes lancées par Giuliani, la commission aurait-elle oublié la fragilité des bâtiments de L’Aquila, négligeant de rappeler les précautions d’usage (ne pas rester dans les maisons en cas de secousse, etc..) ? C’est notamment ce que lui reproche les parties civiles.

    Quelle qu’en soit l’issue, ce procès met en lumière la position délicate des scientifiques et des experts consultés sur des situations de crise –tempêtes, ouragans, séismes, éruptions volcaniques… L’affaire de L’Aquila pourrait les inciter à revoir leur façon de participer à des cellules de crise et de s’exprimer auprès du grand public, dans la crainte de poursuites pénales.


    Cécile Dumas
    Sciences et Avenir.fr
    20/09/11


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  • P1060055

    C'est un Tamarin pinché

     

    Il y a 4 noms dans l'urne:

    Quentin C. 4B

    Jade P. 5A

    Lisa LB. 4B

    Emma J. 5B

    Tirage au sort jeudi 22 semtembre à la récréation de 10h par un élève de 5ème A, Lise M.

     

    Et le gagnant est Quentin C. 4B


     


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  • En seulement trois semaines des joueurs ont ligne ont déchiffré la structure d'une protéine clé dans le développement du VIH (virus du SIDA) et qui déconcertait les scientifiques depuis des années.

    Représentation des protéines dans Foldit. Foldit Représentation des protéines dans le jeu Foldit.

    Ces résultats pourraient présenter une percée importante pour la recherche contre le VIH et le Sida.

    Ils montrent aussi comment la capacité que nous avons de résoudre des configurations en trois dimensions peut contribuer  à solutionner des problèmes biologiques réels et  à créer de nouveaux médicaments antirétroviraux.

    Foldit est un jeu développé par les chercheurs  de l’Université de Washington qui consiste à résoudre des problèmes spatiaux en trois dimensions correspondant à la façon dont les protéines se plient suivant les séquences d’acides aminés.   Les joueurs ne sont généralement pas des biologistes, ils s’appuient  sur un raisonnement spatial pour prédire la structure des protéines en trois dimensions.

    L’étude révèle que les joueurs ont été en mesure de  générer des modèles de qualité suffisante pour représenter les détails de cette enzyme impliquée dans la traduction des protéines. « Les humains ont des compétences de raisonnement spatial que ne peuvent pas encore égaler les ordinateurs » a déclaré Seth Cooper, concepteur de Foldit, « les jeux fournissent un cadre permettant de réunir les forces des deux mondes ».

    Une vidéo réalisée par Nature expliquant le fonctionnement du jeu (

    Les sous-titre en français sont à activer en cliquant sur cc).

    J.I.
    Sciences et Avenir.fr

    20/09/2011


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