• Avec son apparence de visage humain déformé, le blobfish est une créature juste sortie de nos pires cauchemars. Selon les experts cités par le Los Angeles Times, le blobfish ou selon son nom savant le Psychrolutes marcidus est au choix le poisson le plus laid, le plus répugnant ou le plus terrifiant de la planète. Son corps hideusement déformé est presque sans arêtes, uniquement gélatineux et couvert de mucus. Le plus dérangeant avec ce poisson, c'est qu'il a comme un visage humain.

    En général, on évoque les yeux des poissons ou leur bouche, pas leur visage. Ils n'en ont pas. Le blobfish en a un avec des lèvres, des yeux et un nez... énorme.

    blobfish_0.jpg Selon la légende, le bougre cartilagineux serait doté d'une certaine forme d'intelligence primitive et aurait servi autrefois de lampe à huile sacrificielle lors des rites offerts à Dagon par les habitants mi-hommes mi-batraciens d'Innsmouth.

    Plus sérieusement, il a été découvert en 1978. Les biologistes marins se veulent rassurants pour les baigneurs. Il y a peu de risques de rencontrer cette monstruosité visqueuse au bord de l'eau. Il vit très profondément au large des côtes de la Tasmanie et de l'Australie et quelques-uns ont été observés non loin des côtes californiennes.

    On trouve le blobfish à des profondeurs où la pression est près de cent fois supérieure à celle de la surface. Pour y résister, la chair du blobfish est principalement constituée d'une masse gélatineuse dont la densité est plus faible que celle de l'eau, ce qui lui permet de flotter au-dessus du fond de l'océan sans avoir à dépenser la moindre énergie pour nager. Le blobfish a donc très peu de muscles. Cela ne l'empêche de dévorer au passage de petits mollusques.

    Comme le souligne le site itsnature.org le blobfish n'est pas une invention. Il existe bien, mais peut-être plus pour longtemps. Car ce hideux petit poisson, un adulte peut mesurer jusqu'à 35 centimètres, que l'homme peut rarement l'observer vu son habitat naturel inaccessible, est menacé. Comme de nombreux poissons des profondeurs, il est souvent pêché par le chalutage de fond. Et comme il n'est pas comestible et que sa masse gélatineuse se dessèche en quelques minutes, les pêcheurs s'en débarrassent immédiatement. Problème supplémentaire, son rythme de reproduction est très lent.

    Certains nids ont été découverts, ils comportent de 9.000 à 108.000 œufs roses, mais peu arrivent à échapper aux prédateurs.


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  • La  Fish pédicure, très utilisée au Japon, en Chine et à Singapour notamment,  a envahi les États-Unis depuis quelques mois et la France commence à succomber aux compétences dermatologiques de Garra rufa. 

    Pourquoi cette pédicure est-elle si particulière? Tout simplement parce que ce sont d'adorables petits poissons appelés Garra rufa qui s'occuperont de vous comme personne. En effet, ces petites carpes de la taille d’un orteil qui vivent dans les eaux chaudes et sont dépourvues de dents se régalent de nos peaux mortes. Il suffit de plonger les pieds dans un aquarium spécialement conçu pour retrouver une peau de bébé une quinzaine de minutes plus tard. Il parait même que le résultat est cent fois meilleur que selon la méthode traditionnelle.

     

    Bien qu'étant très en vogue en Asie, cette technique est en fait inspirée d'une traitement réalisé dans la région Kangal en Turquie. En effet, les sources d'eau chaude de la région, habitat naturel des Garra Rufa, sont reconnues pour le traitement des plaies et des maladies de la peau comme le psoriasis.
    Certains états américains, dont le Texas et la Floride, ont interdit cette pratique car les autorités sanitaires s'inquiètent des mesures d'hygiène entourant ce traitement, particulièrement lorsque les bassins sont partagés par plusieurs personnes. Mais cela n'a pas arrêter le développement et le succès de cette méthode. Les poissons sont importés par milliers et des dizaines de centres esthétiques proposant le soin à 50 euros s'ouvrent chaque mois. Et de plus en plus, le soins des mains et même du corps entiers sont également proposé.
    Évidemment, les contre-indications existent: ichthyophobes* et chatouilleux s'abstenir!  Mis à part cela, c'est sans doute le soin le plus tendance et le plus écolo du moment!

    Le premier centre de "fish pédicure" vient d'ouvrir à Paris http://www.rufafishspa.com/
     
    On peut même en louer ou en acheter  http://www.fishmassage.fr/
    garra-rufa.jpg

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  • Haploops_tubicola_min.jpg Haploops tubicola

    Le Thalia, d'Ifremer, a quitté Keroman de Lorient vendredi pour aller traquer les haploops, entre Hoëdic et la Vilaine. C'est l'un des sites préférés de ces petist crustacés proches des puces de mer. Ils vivent dans des tubes constitués de mucus et de vase . On les compte par dizaine de milliers au mètre carré, entre 15m et 30m de profondeur. La mission cherche à mieux connaître le rôle de ces bestioles et leur habitat: filtre biologique, garde manger, zone refuge, nourricerie pour les petits poissons...

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  • cordon.gif

    Les cellules présentes dans le placenta et le cordon peuvent guérir des maladies du sang.Elles font l'objet d'une surenchère commerciale. L'Agence de biomédecine fait un point médical et éthique.


    Qu'appelle-t-on sang de cordon et quand est-il prélevé ?
    Lors d'un accouchement, lorsque le bébé est expulsé et le cordon ombilical coupé, on peut prélever dans le placenta, encore dans le ventre de la mère, du sang. Cela ne peut se faire que dans certaines maternités, avec un accord préalable et si l'accouchement est sans risque. Ce sang placentaire, ou sang de cordon, contient des cellules souches dites hématopoïétiques. Elles sont à l'origine des cellules sanguines. Une fois prélevées, elles sont congelées dans les vingt-quatre heures.

    À quoi peuvent-elles servir ?
    On peut s'en servir comme « médicament » pour lutter contre des maladies du sang (leucémie, anémie). Pour que cette thérapie soit efficace, il faut un donneur et un receveur qui soient le plus compatibles possible sinon il y a rejet. Mais des différences doivent néanmoins exister pour que les nouvelles cellules introduites puissent combattre la maladie, là où celles du receveur ont échoué. C'est là toute la difficulté de ces greffes.

    Quelle est la particularité de ces cellules ?
    Celles qui sont présentes dans le sang placentaire (il en existe aussi dans la moelle osseuse) ne sont pas très matures. On dit qu'elles sont « naïves ». Inconvénient : leur système immunitaire n'est pas encore très développé et donc pas très agressif contre la maladie. Mais avantage énorme : l'exigence de compatibilité avec le receveur est moindre et donc on a moins de rejet de greffes.

    Où sont-elles conservées ?
    Dans des banques qui font partie d'établissements de thérapie cellulaire. On en compte huit en France. Ce ne sont pas des entreprises commerciales. Elles connaissent même parfois des problèmes d'argent car, pour chaque greffon stocké, elles déboursent 2 000 €. Aujourd'hui, il existe un débat sur le stockage dans des banques privées à des fins de soins pour soi-même. Ces établissements existent à l'étranger, aux États-Unis notamment, mais pas en France.

    On peut espérer se soigner avec ses propres cellules ?
    Non. La communauté scientifique mondiale est claire là-dessus. On ne peut pas se soigner d'une maladie avec son propre sang de cordon. Les banques privées qui proposent aux mères, moyennant de l'argent, de conserver du sang de cordon pour soigner une éventuelle maladie future de leur enfant ne vendent que du rêve ! J'y ajouterai une dimension éthique. La naissance d'un enfant n'est pas la livraison d'un produit avec son kit de réparation. D'autre part, en France, nous avons un système basé sur le don et la solidarité et non sur le « Je garde pour moi ce que j'ai. »


    Source : ouest france 16/ 02/ 10 Entretien de Emmanuelle Prada-Bordenave. Directrice générale de l'Agence de biomédecine, qui régule les greffes et veille au respect de la loi de bioéthique.

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